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03/04/2015

Bye bye !

Pour ceux qui venaient encore jeter un coup d'oeil de temps en temps, c'est enfin officiel j'abandonne Dollophead, fruit de ma vie de youngadult pour me lancer dans http://pumpkinbean.wordpress.com !

Merci à celles et ceux qui m'ont suivis !

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04/05/2014

Lulu femme nue - Etienne Davodeau

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Après avoir raté un entretien d'embauche, Lulu, quarantenaire qui n'a pas travaillé depuis une quinzaine d'années se sent démunie. Mariée à un incapable, avec 3 enfants à charge, Lulu ne sait plus trop où elle en est. C'est à ce moment là qu'elle décide qu'elle ne rentrera pas chez elle. Du moins pas tout de suite. Elle va donc aller voir la mère, rencontrer beaucoup de gens très différents qui l'amèneront petit à petit à découvrir qui elle est vraiment.

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C'est une Bande-dessinée d'Etienne Davodeau, aussi auteur des "Ignorants", du "Chien qui Louche", etc. Parue chez Futuropolis en 2008, cette BD est assez incroyable. Elle raconte une histoire toute simple, une femme prend sa vie en main pendant un certain moment. Il n'y a rien d'extraordinaire, rien de fantastique, pas de grandes péripéties mais c'est une BD géniale. Parce son dessin, Etienne Davodeau rend ses personnages humains. Par son analyse de notre société, il en fait des gens attachants, impressionnants par leur humanisme et c'est, je crois, tout ce qui fait cette BD. J'avais parcouru "Les Ignorants", que j'avais beaucoup apprécié, mais "Lulu Femme Nue" est pour moi l'une des plus belles BDs que j'ai eu l'occasion de lire. Parce que c'est ce qu'on appelle une histoire vie, un chemin de femme, une émancipation tant attendue mais redoutée. Et c'est en explorant toutes les facettes de ses sentiments que Lulu devient maîtresse d'elle même. Mais il ne s'agit pas que de son histoire. Il s'agit aussi de l'histoire des gens qui s'inquiètent pour elle, notamment de sa fille et de ses amis, mais aussi des gens qu'elle rencontre, qui la font grandir. On y retrouve un homme, ses deux comparses, une vieille dame, une jeune femme, etc. Tout ces gens dont on parle peu mais qui peuvent changer une vie si on leur prête ne serait-ce qu'un peu d'attention. Par cette BD, Etienne Davodeau rend hommage aux gens, simples mais entiers.

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15:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

24/04/2014

Le bleu est une couleur chaude - La vie d'Adèle

Après bien des mois (voir un an je crois), me revoilà !

Près d'un an après la sortie du film et la folie qui a entouré cette sortie, je me suis enfin décidée à lire la BD puis à voir le film.

 

Le bleu est une couleur chaude

Julie Maroh
(Glénat)

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Cette BD publiée par Glénat en 2010, raconte une histoire d'amour entre deux filles vue à travers le journal intime de l'une d'entre elles, Clémentine. Clémentine à 15 ans et se pose des question sur la sexualité, ses amies, découvre les sensations au contact de la peau d'un ou d'une autre, bref expérimente sa sexualité. Elle sort avec un camarade de lycée, puis se fait embrasser par une de ses amies, etc. Un jour, elle croise une jeune fille aux cheveux bleus et cette rencontre va bouleverser sa vie. 

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Cette BD est vraiment belle. Belle dans le sens esthétique car je trouve que le trait de Julie Maroh est fin et délicat, il rend bien compte des émotions des personnages et les couleurs utilisées ne sont là que pour accentuer certains aspects des personnages. Belle dans l'histoire qui ne se résume pas qu'à une histoire d'amour entre deux personnes du même sexe. Il s'agit d'explorer tous les aspects d'une histoire qui se construit à deux, je trouve parfois que le fait qu'elles soient du même sexe n'est qu'accessoire. Ce qui est intéressant c'est le cheminement de Clémentine dans sa sexualité, les questions qu'elle se pose, sa vision du monde qui l'entoure. Julie Maroh a su à travers cette histoire montrer tout ce qu'il peut se passer dans une histoire d'amour : le sexe, les conflits, les trahisons, mais aussi les moments de découverte de l'autre, de bonheur partagé à deux. Ce que j'ai aimé aussi c'est que JUlie Maroh, grâce à cette histoire lesbienne, a pu montrer comment une famille peut réagir face à l'homosexualité de son enfant. C'est dur, cru, brutal, ça reflète la réalité.

Cette BD est donc pour moi un coup de coeur, qui vaut la peine d'être lue, qui ne passe pas inaperçue et ne vous laissera pas indifférent.

 

La Vie d'Adèle (chapitre 1 et 2)

Abdelatif Kechiche
avec Lea Seydoux et Adele Exarchopoulos

 

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Après avoir lu la BD j'ai donc regardé le film. Attention, je risque de spoiler une partie du film. Je suis totalement déçue par cette adaptation. Je trouve que la première partie suit bien la même plan que la BD mais la seconde partie n'est strictement rien à voir. Clémentine devient Adèle, elle a toujours 15ans, vit les même émois (sort avec un garçon puis se fait embrasser par une fille), découvre Emma, etc. Le réalisateur inclut des passages de La Vie de Marianne et d'Antigone, ce qui n'est pas pour me déplaire, jusque là tout va bien. Puis, petit à petit, une chose me dérange : la nourriture. On voit tout le temps Adèle manger, ça en devient étrange et parfois gênant. Ensuite, la rencontre entre les deux femme est bien respectée, c'est après que cela se gâte. Le sexe est le principal problème du film. On a le droit à 6 scènes de sexe. 6. Alors que la BD n'en compte que 3, qui sont belles et subtiles, là le film s'attache à nous montrer la bestialité du sexe entre deux filles. Ca en devient lassant. Oui une partie du sexe peut être bestiale mais une autre peut tout aussi bien être sensuelle. La deuxième partie du film n'a clairement pas respectée la BD.

 

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Abdelatif Kechiche a choisit de se libérer du cheminement de la BD. A priori, pourquoi pas, il peut en faire l'interprétation qu'il veut, c'est son droit en tant que réalisateur, mais si c'est pour donner quelque chose de cru, d'inintéressant et de peu réfléchit, je dis non. Il n'a pas abordé la partie sur le rejet de l'homosexualité par les parents, on le comprend mais ça n'est pas clairement évoqué. C'était pour moi quelque chose d'important, d'essentiel, car on en parle peu du rejet de quelqu'un par sa famille car il choisit d'aimer quelqu'un du même sexe. Il n'a pas non plus jugé important d'abordé la solitude qu'éprouve Clémentine lors de la séparation. Là, on ne voit qu'Adèle qui pleure. Là où Clémentine meurt et où Emma se sent impuissante, où la mère de Clémentine finit par accepter Emma, il n'y a aucune allusion qui en est faite dans le film. Moi qui aimait déjà peu la façon dont Abdelatif Kechiche réalisait ses films, là je n'aime plus du tout. Ca ne sert à rien de surfer sur une polémique si c'est pour à peine effleurer les réels problèmes dont celle-ci fait l'objet (même si je suis tout à fait au courant que le film est une adaptation LIBRE de la BD, ça ne m'enchante pas).

Toutefois, je dois admettre que les actrices ont été bien choisies. Même si je ne suis pas fan d'Adèle Exarchopoulos, elle est étonnante, et dresse le portrait d'une Adèle perdue mais profondément humaine. Lea Seydoux, est impressionnante de beauté, de charisme, c'est qui actrice caméléon, capable de jouer Belle comme de jouer Emma. C'est une actrice qui me touche de plus en plus et que je vais essayer de suivre de plus près.

 

15:57 Publié dans Film, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

25/07/2013

Le Guide du voyageur intergalactique - Douglas Adams

Tout d'abord il faut savoir qu'il est très important de lire ce livre. Au moins, si un jour la Terre explose, vous saurez comment survivre dans l'espace. En ce qui me concerne, j'ai désormais une serviette de toilette constamment sur moi.

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Arthur Dent, anglais moyen, qui a une vie moyenne, assiste sans pouvoir rien faire à la destruction de la Terre (celle-ci se trouvant dans l'axe d'une nouvelle autoroute galactique). C'est alors qu'il va se retrouver à vivre mille et unes aventures en pyjama, dans l'espace. Mais PAS DE PANIQUE ! Le Guide du voyageur galactique est là pour tout lui expliquer.

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Ce que j'aime dans ce livre c'est le ton. On sait dès le départ qu'il ne faut rien prendre au sérieux, que tout est fait pour faire rire et ça marche plutôt bien. Ponctué d'extraits du Guide du voyageur galactique et du récit en lui même, on s'informe sur l'univers créé par l'auteur tout en suivant les déboirs d'Arthur Dent. Les extraits du Guide sont incroyables car ils sont réussis ! Oui je sais c'est bizarre mais comprenez que de temps à autre on tombe sur des bouquins faisant citations d'autres livres et ça passe plutôt mal, alors que là ça suit parfaitement la continuité du récit. 

J'apprécie aussi énormément qu'Arthur Dent ne soit désormais plus que le dernier terrien en vie. Ca lui donne une aura poétique, plutôt marrante, qui fait qu'il a tendance à paniquer pour tout et pour rien et ça me rappelle bien des humains. Il y a un truc d'assez touchant dans ce personnage totalement paumé dans un univers qu'il ne connait franchement pas.

Les personnages secondaires sont plutôt bien développés, l'univers également et en tant que lecteur on est en confiance dans notre lecture. L'auteur a une écriture plutôt fluide, légère qui rappelle les films des Monty Python. En tant que bonne fan de la culture anglaise, j'ai trouvé dans ce livre l'humour que j'aime. Je n'ai pas été déçue.

16:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

Gladys et Vova - Emmanuelle Caron

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Glady et Vova c'est d'abord un conte. Une mémé élève ses petits enfants, jumeaux et beaux juste comme il faut pour en faire les héros d'une histoire pour enfant. Puis un jour la glace se brise et l'enfer commence pour ces deux enfants qui réussiront pourtant à traverser la vie comme les marins traversent les océans coléreux.

 

C'est un livre réellement émouvant, qui conduit les deux héros à travers l'enfance et une partie de l'adolescence. Emmanuelle Caron nous prévient sans cesse qu'ils verront pire après certains chapitres, mais on est quand même surprit par la brutalité que la vie leur offre. Bien entendu c'est un roman, bien entendu c'est de la jeunesse, mais j'ai été bluffée devant la dureté de certains moments endurés par les protagonistes.

 

Je trouve que le ton assez neutre de l'auteur permet de bien se fondre dans l'histoire. On le lit comme un conte merveilleux et dramatique.

 

C'est musical, et parfois théâtral, bien écrit et surtout intelligent. Ca tire quelques larmes et l'on sourit parfois devant le caractère bien trempé de Vova. Un très bon moment de lecture !

16:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)